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CANAL

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Temporellement, les vestiges du canal de Grenville correspondent à la première période de canalisation de la rivière des Outaouais, soit la période s'étendant de 1819 à 1830. Cet événement historique représente dans l'ensemble de la région, un attrait récréotouristique à caractère culturel et historique unique,  complémentaire au développement de la route 344 .

Les travaux d’excavation du canal débutèrent en 1818 par la construction d’un entrepôt de marchandise. La construction du canal était la conséquence des conflits militaires de 1812. Ce canal devait constituer avec son réseau de canalisation, en temps de guerre, une voie d’approvisionnement militaire vers Kingston et les Grands Lacs.

En 1819, le capitaine Henry du Vernet, du Corps Royal de génie (la Royal Staff Corps) arriva de Grande Bretagne pour diriger la construction de l’ouvrage. Des centaines d’immigrants Irlandais et Canadiens français unirent leurs forces pour percer la terre du canal. Les travaux de construction s’échelonnèrent de 1819 à 1829 sous la direction d’une centaine de soldats britanniques.

D’une longueur préalable de six miles le canal de Grenville fût terminé en 1833. Il peut aujourd’hui, près de cent cinquante années après sa construction, être considéré comme un ouvrage remarquable de génie, pour le XIX ième siècle.

Dès les premières décennies du XIX ième siècle la navigation sur la rivière des Outaouais allait être améliorée par la construction d’un réseau de canalisation dont le canal de Grenville ne forme qu’un des nombreux éléments. Inondés en partie par le rehaussement des eaux lors de la construction du barrage hydro électrique de Carillon, il ne reste que deux mille de canal encore visible et navigable, qui font parti en majorité du Village de Grenville.

C’est au quai de Grenville que l’on chargeait les navires qui allaient remonter l’Outaouais supérieure par la suite. Physiquement, le territoire de Grenville était stratégiquement parlant, un lieu de potentiels pour une liaison entre Kingston par voie d’eau et Montréal par d’éventuels canaux. Le site allait devenir une porte et un seuil.

Un service de barges (bateau Durham) existait en sens inverse de la rivière, dès 1819 sous la tutelle de Monsieur Philémon Wright, offrant une ligne régulière de Hull vers Grenville. Mais le service ne permettait pas de répondre à la demande. Dès lors, bien qu’il ne fût pas pris en compte lors de la construction des canaux, le commerce avait besoin d’un passage par voie d’eau à cet endroit de la rivière.

Les vapeurs furent introduits par la suite pour assurer seulement le lien supérieur du circuit, entre Grenville et Hull. En 1828, finalement, un puissant vapeur construit à Hawkesbury, le « Shannon », vint s’ajouter au navire « Union of Ottawa » pour desservir la section supérieure du circuit. Ainsi le bilan de la navigation commerciale demeura jusqu’alors assez modeste sur la rivière, ne disposant que de deux vapeurs sur tout le circuit.

Seul le fleuve St-Laurent pouvait assurer l’approvisionnement de ces postes : c’est pourquoi l’éventualité d’une seconde attaque sur ce cours d’eau offrait la demande d’une canalisation d’une voie secondaire mais parallèle. C’est à des fins de sécurité que débutera la canalisation de la rivière des Outaouais sur laquelle un commerce tentait de s’établir.

Les fins militaires ne concordaient pas avec les possibilités de développement commercial qui allaient être développées du côté du St-Laurent. Au détriment du commerce, la sécurité nationale fût l’objectif prioritaire. Cette considération se répercutera de façon imposante sur l’avenir du canal et de ses possibilités commerciales. Le gouvernement impérial décida donc de construire un réseau de canalisation entre Montréal et Kingston, passant par Ottawa.

Cette fonction militaire décida de l’aspect du canal. On fixa la dimension des écluses du réseau de canalisation militaire de la rivière des Outaouais à 134 pieds de longueur sur 33 pieds de largeur et 5 pieds de profondeur d’eau sur les seuils. Ces dimensions, normes adoptées pour une utilisation militaire étaient insuffisantes pour une éventuelle utilisation commerciale, ce qui allait confiner et périmer l’avenir du réseau. Leur but allait être atteint : permettre de véhiculer les troupes et le matériel militaire entre les provinces du haut et du bas Canada, sans voir le risque d’être capturé par l’ennemi, sur le fleuve St-Laurent.

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La construction du canal de Grenville

Le canal de Grenville forme le tronçon militaire supérieur de la rive nord de la rivière des Outaouais. Selon le livre de l’époque, les travaux de ce réseau de canalisation auraient débuté, à Grenville, en 1819.

C’est vers 1829 que fût complétée cette portion des travaux et ouvert le canal. Il faudra attendre en 1870 pour voir la portion supérieure élargie. Le réseau de la rivière des Outaouais ne fût complété en totalité que vers 1843.

Des modifications furent effectuées, de 1959 à 1963 par la construction sous la tutelle d’Hydro-Québec d’un barrage hydroélectrique et d’une écluse moderne à l’écluse de Carillon, troisième tronçon du canal, après l’entrée de Grenville et le canal de Greece’s point. De par leur localisation sur la rivière, ces travaux modifièrent considérablement et irrémédiablement le réseau.

En fait, le niveau de l’eau fût élevé, par les travaux, de plus de 62 pieds à Carillon et de 9 pieds à Grenville.  La portion de Greece’s point se retrouve aujourd’hui à des pieds sous le niveau de l’eau avec son agglomération. Le niveau remontant inonda les rapides du Long-Sault, les transformant en eau calme.